Garderies à 10 $ : l’incertitude plane sur les travailleurs en Saskatchewan
Les travailleurs des services de garde d'enfants en Saskatchewan expriment leur inquiétude quant à l'avenir du programme de garderie à 10 $ par jour. En effet, au début du mois de mars, le gouvernement provincial a annoncé qu'il ne signerait pas immédiatement l'accord prolongeant ce programme. Alors que tous les autres provinces et territoires ont conclu une entente avec Ottawa, leur permettant de se partager près de 37 milliards de dollars pour assurer la continuité du programme, la Saskatchewan et l'Alberta restent les seules à ne pas avoir officialisé leur engagement. L'objectif du programme est de réduire progressivement les frais de garde à 10 $ par jour d'ici 2025-2026. À partir de cette date, le gouvernement fédéral s'est engagé à fournir un financement annuel minimal de 9,2 milliards de dollars pour soutenir le système. L'accord actuel expirera en mars 2026, laissant planer de l'incertitude sur son avenir en Saskatchewan et en Alberta. Des responsables des garderies en Saskatchewan redoutent que l'absence de prolongation de l'accord ne mette en péril leurs établissements et leurs employés. Cara Warner (à droite) est membre de l’Association des administrateurs du sud-est de la Saskatchewan. Photo : Radio-Canada / Alexander Quon L'organisation, qui regroupe 25 garderies, estime que, sans le financement fédéral, plusieurs propriétaires pourraient être contraints de fermer leurs portes. Cara Warner reconnaît que le programme actuel n'est pas exempt de défauts. Selon elle, il a été lancé sans que l'infrastructure nécessaire à son fonctionnement soit en place, les salaires sont bas et les travailleurs ne bénéficient pas d'une assurance dentaire ni d'une assurance maladie. Malgré ces lacunes, elle estime que la suppression du financement compromettrait toute possibilité d'amélioration. Lundi, lors de la période de questions à l'Assemblée législative, la porte-parole de l’opposition officielle en matière de garde d'enfants et d'éducation préscolaire, Joan Pratchler, a interrogé le gouvernement sur les raisons pour lesquelles la Saskatchewan hésite à adopter un programme déjà accepté par d'autres provinces et territoires. Le premier ministre Scott Moe a déjà indiqué que la province pourrait, à terme, signer l'accord, tandis que le ministre de l'Éducation, Everett Hindley, a précisé que des négociations étaient toujours en cours. Il a également cité l'exemple de la Nouvelle-Écosse, qui a récemment demandé des modifications à l'accord qu'elle venait de conclure. Everett Hindley est ministre de l'Éducation de la Saskatchewan. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Matt Duguid Cara Warner estime que les élections fédérales pourraient retarder la décision jusqu'à la fin du mois d'avril, mais elle exhorte la province à signer rapidement l'accord afin d'assurer une stabilité aux travailleurs du secteur. Avec les informations d’Alexander QuonDes craintes pour l'avenir du secteur
C'est effrayant en ce moment dans le secteur. Nous ne savons pas si nous aurons des emplois et nous ne savons pas si nous aurons des places en garderie abordables pour les familles en Saskatchewan
, déclarait Cara Warner, de l’Association des administrateurs du sud-est de la Saskatchewan (Southeast Saskatchewan Directors Association), lundi. 
Si nous n'avons pas de financement, il n'y a aucun moyen de continuer et de corriger le modèle que nous avons
, ajoute-t-elle.Le gouvernement provincial sur la défensive

Pourquoi la province de la Saskatchewan ne s'assurerait-elle pas, avant de conclure un accord, de couvrir ce type de questions et de définir la meilleure voie à suivre pour elle?
, a déclaré le ministre de l’Éducation.Nous essayons de maintenir le plus possible le statu quo et de défendre le secteur, mais la période actuelle est difficile
, conclut Cara Warner.
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